Déconstruction du Pont‐​Champlain : la sécurité des travailleurs doit être une priorité


Ce matin, trois conseillers syndicaux de la CSD Construction ont participé à une rencontre organisée par la Société des ponts Jacques‐​Cartier et Champlain Inc. (PJCCI) afin de discuter des enjeux liés à la destruction du Pont‐​Champlain. Destruction qui devrait durer 36 mois et coûter quelque 400 millions de dollars.

Une revendication claire a été transmise à la Société par les conseillers de la CSD Construction : l’intégration de représentants à la prévention, connus aussi sous le nom de représentants santé et sécurité (RSS), dès le début de la mise en chantier.

Jean‐​Michel Houdet, conseiller spécialisé en santé et en sécurité de la CSD Construction a souligné que « non seulement chaque chantier d’envergure devrait avoir des représentants en prévention, mais celui de la destruction du Pont‐​Champlain, par son caractère exceptionnel et inhabituel, doit nommer, en haut de sa liste de priorité, des représentants pour faire en sorte que des bonnes habitudes en santé et en sécurité soient adoptées dès le départ. Rappelons que la structure actuelle, gravement fragilisée, présente des dangers non‐​négligeables pour les travailleurs qui y œuvreront. Les représentants en prévention, par leur neutralité et par la qualité de leurs interventions, peuvent permettre d’éviter de graves accidents ».

Rôle d’importance des représentants en prévention

Essentiellement, les représentants en prévention interviennent sans contrainte et s’assurent que toute information concernant la santé et la sécurité sur le chantier soit transmise à toutes les personnes qui y travaillent, qu’il s’agisse de procédures ou de formations.

Ceux‐​ci s’assurent quotidiennement que les règles de santé et sécurité sont toutes appliquées sur le chantier pour protéger les travailleuses et travailleurs. Au quotidien, ils réalisent des inspections de sécurité sur le chantier et accompagnent l’inspecteur de la CNESST lors de ses interventions. Si un travailleur subit un accident, ils interviennent et participent à l’enquête et sont aussi impliqués lors d’un droit de refus.

Les CSD Construction est aux premiers rangs de cette mise en chantier et entend faire valoir ses revendications pour protéger les travailleurs qui œuvreront à la destruction du pont.

Source photo : Archives — Le Courrier du Sud