Lancement de la campagne « La mixité en chantier » de la CCQ


Le président de la CSD Construction, Daniel Laterreur, ainsi que la conseillère Joanne Veilleux, ont assisté ce matin au lancement de la campagne « La mixité en chantier » de la CCQ. Cette campagne a pour objectif d’augmenter à 3 %, d’ici 2018, la part de main-d’oeuvre féminine active sur les chantiers du Québec. Afin d’y arriver, le Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction contient, depuis hier, quatre nouvelles mesures visant à faciliter et accélérer l’arrivée des femmes dans l’industrie :

1 — UN ACCÈS PLUS SIMPLE POUR LES FEMMES DIPLÔMÉES

Une femme diplômée dans un métier reconnu peut obtenir sur demande un certificat de compétence valide pendant deux ans, sans avoir besoin d’une garantie d’heures ou d’un engagement d’un employeur. Elle dispose donc de deux ans pour effectuer 150 heures de travail pour un ou plusieurs employeurs, plutôt que de 150 heures en trois mois seulement et pour un seul employeur.

2 — UN ACCÈS PLUS RAPIDE POUR LES FEMMES NON DIPLÔMÉES

Une femme non diplômée peut intégrer l’industrie de la construction lorsqu’un employeur lui garantit 150 heures de travail sur trois mois si l’état du bassin de main-d’œuvre est à 30 % et moins. Elle n’est pas obligée d’attendre l’ouverture des bassins lorsqu’il y aura une pénurie de main-d’œuvre.

3 — AUGMENTATION DU NOMBRE D’APPRENTIS PAR COMPAGNON EN CHANTIER

Pour chaque femme apprentie qu’un employeur fait travailler sur un chantier, il peut (à certaines conditions) faire travailler une personne apprentie de plus que la proportion apprenti‐​compagnon prévue sur un chantier.

4 — MOBILITÉ PROVINCIALE PLUS RAPIDE POUR LES FEMMES

Un employeur peut faire travailler une femme partout au Québec si elle a un certificat de compétence et a travaillé 500 heures et plus pour lui au cours des deux dernières années, plutôt que les 1 500 heures habituelles.

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Fervente militante de l’arrivée d’un plus grand nombre de femmes dans l’industrie et défenderesse de leurs droits, la conseillère syndicale de la CSD Construction Joanne Veilleux salue le travail de la CCQ dans le dossier. « Maintenant que nous avons des nouveaux outils pour inciter les femmes à intégrer l’industrie, il faut continuer les batailles pour les garder en emploi et pour que celles‐​ci bénéficient d’une bonne qualité de travail dépourvue de harcèlement de tout genre », a‐​t‐​elle précisé.

Bien qu’il eût désiré voir une campagne présentant une image plus humaine, le président de la CSD Construction se dit très satisfait des nouvelles mesures effectives depuis hier. « À la CSD Construction, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour promouvoir ces nouvelles mesures et pour protéger et guider ces femmes qui intégreront l’industrie. Passer de 1,5 % à 3 % de femmes sur les chantiers d’ici 2018 est un défi réalisable si les employeurs mettent également l’épaule à la roue. C’est eux, en effet, qui ont le dernier mot sur l’embauche », a conclu Daniel Laterreur.

Pour plus d’information, visitez la nouvelle page de la campagne.