Loi spéciale – Le gouvernement a muselé les travailleurs


L’Alliance syn­di­cale dénonce l’adoption du pro­jet de loi 142. « Cette loi porte atteinte au droit fon­da­men­tal d’association puisqu’il entrave le droit de négoci­er et d’exercer un rap­port de force en empêchant les tra­vailleurs de faire la grève. Cette inter­ven­tion du lég­is­la­teur est plus qu’intrusive. C’est une loi anti­dé­moc­ra­tique » a martelé Michel Tré­panier, porte-parole syn­di­cal de l’Alliance syn­di­cale.

« La loi spé­ciale ne reflète pas du tout l’attitude con­struc­tive que nous avons eu. Depuis le début, nous avons porté une atten­tion par­ti­c­ulière pour répon­dre aux deman­des et recom­man­da­tions de la min­istre » a dénon­cé le porte-parole syn­di­cal.

L’Alliance syn­di­cale exam­ine les recours pos­si­bles pour con­tester cette loi spé­ciale devant les tri­bunaux. Cepen­dant, elle respectera le retour au tra­vail prévu pour le 31 mai 2017 et répon­dra pos­i­tive­ment aux con­vo­ca­tions des médi­a­teurs.

L’Alliance syn­di­cale remer­cie ses mem­bres pour leur sup­port tout au long de ce proces­sus et pour leur engage­ment. Elle espère main­tenant que le retour au tra­vail s’effectuera dans le respect des con­ven­tions col­lec­tives. D’ailleurs, tout tra­vailleur vic­time d’intimidation ou de repré­sailles de la part de son employeur est invité à com­mu­ni­quer avec son con­seiller syn­di­cal.