Arpenteur/​Arpenteuse <br>(préposé aux instruments)*

Vous voulez poursuivre une carrière dans le métier d’arpenteur ? Apprenez‐​en davantage sur la formation, le salaires, les perspectives d’emploi et plus encore dans les sections ci‐​dessous.

1. Description du métier d’arpenteur

Les arpenteurs et les arpenteuses ont un métier très important dans la réalisation d’un projet dans l’industrie de la construction. Ils sont souvent appelés à travailler lors de projets de la sphère publique (construction d’autoroutes, stationnement, bâtiments publics, etc.) et lors de la réalisation de projets privés (construction de bâtiments, construction d’industries, aménagement de propriétés privées, etc). Il doivent entre autres :

  • Mesurer les terrains et les surfaces afin d’évaluer les limites des propriétés, à l’aide d’instruments SIG (systèmes d’information géographique).
  • Fournir des données concernant l’altitude, l’orientation, l’alignement et la dimension de différents types de terrains ou d’infrastructures.
  • Superviser et diriger les travaux de levés, de marquage et d’arpentage des terrains publics, privés et des infrastructures (complexes industriels ou commerciaux, bâtiments, résidences, routes, etc).
  • Utiliser des outils et des instruments spécialisés tels que récepteur GPS, logiciels de dessin, logiciels de calcul, station totale conventionnelle ou robotisée, etc.
  • Planifier et réaliser les plans associés aux travaux de levées.
  • Rédiger les rapports d’expertise d’arpentage et autres documents officiels.

2. Comment devenir arpenteur ?

Quel est le programme d’étude pour devenir arpenteur ?

Les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans ce métier peuvent obtenir un diplôme d’études professionnelles en Arpentage et topographie (5238). La formation d’une durée de 1 800 heures est généralement offerte dans les régions suivantes : Capitale‐​Nationale, Laurentides, Montérégie, Montréal, Saguenay‐​Lac‐​Saint‐​Jean. Pour consulter la liste des établissements publics autorisés à offrir ce programme d’études, veuillez consulter le site web inforoutefpt.org.

Pour accéder à la formation, les candidats doivent répondre à un des critères ci‐​dessous :

  • Détenir un diplôme d’études secondaires ou un équivalent reconnu.
  • Être âgé d’au moins 16 ans et posséder les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec.
  • Être âgé d’au moins 18 ans au moment de commencer sa formation et posséder les préalables fonctionnels, soit la réussite du test de développement général (TDG), ainsi que les préalables spécifiques au programme d’études visé.
  • Avoir obtenu les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, et poursuivre sa formation générale en parallèle avec sa formation professionnelle afin d’obtenir les unités de quatrième secondaire manquantes.

Voici une liste non‐​exhaustive des centres de formation qui offrent le programme :

Comment travailler sur un chantier de construction en tant qu’arpenteur ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence occupation, les personnes intéressées doivent préalablement démontrer à la Commission de la construction du Québec (CCQ), qu’ils ont réussi le DEP en arpentage et topographie, afin de s’inscrire au Cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC). Ce cours est d’une durée de 15 heures au total et permet d’obtenir le certificat de compétence occupation pour les arpenteurs et arpenteuses.

Le nombre de places allouées pour suivre le cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC) est calculé selon les besoins de main-d’oeuvre qui sont estimés de façon annuelle par l’industrie de la construction au Québec

3. Quelles sont les aptitudes recherchées des arpenteurs

Les travailleurs de la constructions qui oeuvrent en tant qu’arpenteur possèdent plusieurs des intérêts et habiletés qui sont énumérés ci‐​dessous :

  • Affectionner particulièrement le travail en plein air.
  • Posséder une bonne mémoire et un esprit d’analyse développé.
  • Développer des compétences et des connaissances avancées au niveau des notions de mathématique, de géodésie, d’arpentage et de topométrie.
  • Être disposé à se déplacer en région pour accomplir le travail requis.
  • Travailler de façon autonome avec précision et minutie.
  • Être en mesure de travailler en équipe et en collaboration.
  • Être à l’aise avec l’utilisation d’équipement information et technologique (calculateurs, GPS, logiciels, etc.).

4. Combien gagne un arpenteur ?

Les salaires des arpenteurs vont varier selon le niveau d’expérience acquis par le travailleur.

Selon la Commission de la construction du Québec, le salaire annuel moyen d’un arpenteur dans le milieu de la construction du Québec pour l’année 2018 se situe à 52 984 $. Par ailleurs, un arpenteur qui travaille plus de 500 heures par année aura un salaire moyen s’élevant à 66 823 $. La proportion des arpenteurs qui réalisent ce nombre d’heures annuellement est de 77 %.

Selon les conventions collectives en vigueur, le salaire horaire des arpenteurs pourra varier selon le niveau d’expérience et le secteur de l’industrie de la construction. Un arpenteur gagne en moyenne 39,76 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel, commercial, génie civil et voirie. Le même travailleur gagne en moyenne 33,74 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger.

Un arpenteur de classe 2 gagne en moyenne 33,80$ pour les mêmes secteur énumérés ci‐​dessus.

5. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les arpenteurs ?

Les perspectives d’emploi pour le métier d’arpenteur et d’arpenteuse sont excellentes. L’emploi affiche une forte hausse et le nombre d’arpenteurs disponibles est à peine suffisant pour répondre à la demande des employeurs.

L’année 2018 a affiché une hausse de 7 % du nombre d’arpenteurs dans l’industrie de la construction en comparaison avec l’année 2017. Pour l’année en question, on comptait sur les chantiers de construction un total de 1 213 arpenteurs. Ils sont surtout appelés à travailler dans le secteur du génie civil et de la voirie. C’est 88 % des heures de travail qui ont été comptabilisées dans ce secteur. En comparaison, le secteur institutionnel et commercial représente 11 % du volume de travail et 1 % pour le secteur industriel.

Au cours de l’année 2018, un total de 421 entreprises ont fait affaire avec des arpenteurs. Plus de 1 travailleur sur 4 se déplace d’une région à l’autre pour effectuer son travail. Les femmes représentaient en 2018 une proportion de 8 % des travailleurs oeuvrant comme arpenteur ou arpenteuse.

Un total de 84 nouveaux arpenteurs ont fait leur entrée dans l’industrie de la construction au cours de l’année 2018, ce qui représente une augmentation par rapport à la moyenne annuelle des 4 années précédentes qui était de 49.

Les arpenteurs peuvent gagner un salaire annuel moyen de près de 53 000 $. Par ailleurs, les travailleurs qui comptabilisent plus de 500 heures atteignent plutôt un salaire de 66 800 $.

6. Quel âge ont les arpenteurs ?

Les arpenteurs ont en moyenne 39 ans, soit l’âge moyen de l’ensemble des métiers de la construction.

Les travailleurs de moins de 30 ans représentent 22 % des travailleurs, tandis que ceux situés entre 30 et 54 ans représentent 67 %. On dénombre aussi 11 % des arpenteurs âgés de 55 ans ou plus.

7. Dans quelles régions travaillent les arpenteurs ?

Les arpenteurs doivent davantage se déplacer d’une région à l’autre (27 %) pour accomplir leur travail que la moyenne des travailleurs de la construction (16 %). Voici la répartition par région des salariés actifs en 2018 pour le métier d’arpenteur :

  • Abitibi‐​Témiscamingue : 29
  • Bas-Saint-Laurent–Gaspésie : 76
  • Côte‐​Nord : 47
  • Estrie : 41
  • Île de Montréal : 77
  • Laval‐​Laurentides‐​Lanaudière : 193
  • Mauricie–Bois-Francs : 86
  • Montérégie : 191
  • Outaouais : 22
  • Québec : 315
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : 136
  • Extérieur et Baie‐​James : 0

8. Quelle est la cotisation syndicale des arpenteurs ?

À la CSD construction, les arpenteurs et arpenteuses paient une cotisation syndicale uniquement lorsqu’ils travaillent. Afin d’être équitable, la cotisation est proportionnelle au salaire gagné par la personne syndiquée.

La cotisation syndicale correspond à 50 % du taux horaire du travailleur, auquel s’ajoute 0,055 $ pour chaque heure travaillée.

Tant et aussi longtemps qu’un arpenteur détient ses cartes de construction et son adhésion à la CSD Construction, il préserve l’entièreté de ses droits auprès du syndicat. Après une période de 24 mois, un membre qui n’a pas payé de cotisation syndicale garde tout de même tous ses privilèges, sauf celui d’une représentation auprès de la CNESST.



salaire Moyen

Pour consulter les salaires moyens selon votre expérience visitez le site de la CCQ



CONTINGENTÉ OU EN Emploi en forte hausse RECHERCHE DE MAIN D’ŒUVRE (PERSPECTIVES 2016 À 2019)



régions les plus en demande

1 travailleur sur 3 est appelé à se déplacer dans une autre région



SECTEUR PRINCIPAL D’ACTIVITÉ

Génie civil et voirie



taux de placement des diplômés

90,1%



aptitudes recherchées

À l’aise avec l’équipement informatique


Bonne mémoire


Esprit d’analyse


Mathématiques


Travail d’équipe


Travail en plein air


Travail en régions éloignées