Boutefeu‐​foreur*

Vous voulez poursuivre une carrière dans le métier de boutefeu‐​foreur ? Apprenez‐​en davantage sur la formation, les salaires, les perspectives d’emploi et plus encore dans les sections ci‐​dessous.

1. Description du métier de boutefeu‐​foreur

Les boutefeux‐​foreurs et les boutefeux‐​foreuses seront appelés à travailler sur les chantiers grâce à leurs connaissances dans les différentes techniques de forage. On fait donc appel à eux lors de travaux impliquant du dynamitage ou des équipements de forage sur un chantier. Voici quelques tâches associées au métier :

  • Déterminer les endroits spécifiques de forage.
  • Utiliser les foreuses manuelles, pneumatiques et hydrauliques ainsi que différentes techniques de forages.
  • À l’aide d’explosifs, effectuer divers travaux de sautage.
  • Fragmenter ou découper le roc massif ou d’autres structures.
  • Dynamiter des tranchées dans des mines et des sites d’exploitation.
  • S’occuper de la maintenance des accessoires et de l’équipement nécessaires au travail de forage et de dynamitage.

2. Comment devenir boutefeu‐​foreur ?

Quel est le programme d’étude pour devenir boutefeu‐​foreur ?

Les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans ce métier peuvent obtenir un diplôme d’études professionnelles en Forage et dynamitage (5092). La formation d’une durée de 900 heures est généralement offerte dans les régions suivantes : Abitibi‐​Témiscamingue, Côte‐​Nord, Estrie, Nord‐​du‐​Québec. Pour consulter la listes des établissements publics autorisés à offrir ce programme d’études, veuillez consulter le site web inforoutefpt.org.

Pour accéder à la formation, les candidats doivent répondre à un des critères ci‐​dessous :

  • Détenir un diplôme d’études secondaires ou un équivalent reconnu.
  • Être âgé d’au moins 16 ans et posséder les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec.
  • Être âgé d’au moins 18 ans au moment de commencer sa formation et posséder les préalables fonctionnels, soit la réussite du test de développement général (TDG), ainsi que les préalables spécifiques au programme d’études visé.
  • Avoir obtenu les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, et poursuivre sa formation générale en parallèle avec sa formation professionnelle afin d’obtenir les unités de quatrième secondaire manquantes.
  • Être âgé de 18 ans et plus et répondre aux exigences régissant l’obtention du permis général d’explosifs délivré par la Sûreté du Québec.

Voici une liste non‐​exhaustive des centres de formation qui offrent le programme :

Comment travailler sur un chantier de construction en tant que boutefeu‐​foreur ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence occupation, les personnes intéressées doivent préalablement démontrer à la Commission de la construction du Québec (CCQ) qu’ils ont réussi le DEP en forage et dynamitage afin de s’inscrire au Cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC). Ce cours est d’une durée de 15 heures au total et permet d’obtenir le certificat de compétence occupation pour les boutefeux‐​foreurs et boutefeux‐​foreuses.

Le nombre de places allouées pour suivre le cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC) est calculé selon les besoins de main-d’oeuvre qui sont estimés de façon annuelle par l’industrie de la construction du Québec

Pour mener des travaux de sautage sur le chantiers, il est obligatoire pour les boutefeux‐​foreurs d’obtenir un certificat de boutefeu émis par la CCQ pour la CNESST. Il sera nécessaire d’obtenir le permis général d’explosifs émis par la Sûreté du Québec pour avoir accès à ce certificat.

3. Quelles sont les aptitudes recherchées des boutefeux‐​foreurs ?

Les travailleurs de la constructions qui oeuvrent en tant que boutefeux‐​foreurs possèdent plusieurs intérêts et habiletés qui sont énumérés ci‐​dessous :

  • Apprécier le travail en plein air et accepter de travailler dans toutes conditions météorologiques.
  • Acquérir des connaissances permettant d’appliquer des notions de géologie, de mathématique, de chimie, de minéralogie, de chimie, et de physique.
  • Posséder une bonne santé physique.
  • Faire preuve d’autonomie, de rigueur, de sens des responsabilité et de minutie.
  • Appliquer les normes de santé et de sécurité du travail.
  • Être ouvert aux déplacements en région.

4. Combien gagne un boutefeu‐​foreur ?

Les salaires des boutefeux‐​foreurs vont varier selon le niveau d’expérience acquis par le travailleur.
Selon la Commission de la construction du Québec, le salaire annuel moyen d’un boutefeu‐​foreur dans le milieu de la construction du Québec pour l’année 2018 se situe à 52 634 $. Par ailleurs, un boutefeu‐​foreur qui travaille plus de 500 heures par année aura un salaire moyen s’élevant à 74 901 $. La proportion des boutefeux‐​foreurs qui réalisent ce nombre d’heures annuellement est de 68 %.

Selon les conventions collectives en vigueur, le salaire horaire des boutefeux‐​foreurs pourra varier selon le niveau d’expérience et le secteur de l’industrie de la construction. Un boutefeu ou un foreur gagne en moyenne 38,65 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel, commercial, génie civil et voirie. Les boutefeux gagnent en moyenne 31,71 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger, tandis que les foreurs gagnent 32,75$ pour ce même secteur.

Un boutefeu ou un foreur de classe 2 gagne en moyenne 32,85$ pour les secteurs industriel, institutionnel, commercial, génie civil et voirie

5. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les boutefeux‐​foreurs ?

Les perspectives d’emploi pour le métier de boutefeu‐​foreur et de boutefeu‐​foreuse sont très bonnes. L’emploi affiche une légère hausse et les salariés de ce domaine vieillissant, le besoin d’employer une relève est envisagé.

L’année 2018 a affiché une hausse du nombre de boutefeux‐​foreurs dans l’industrie de la construction en comparaison avec l’année 2017. Pour l’année en question, on comptait sur les chantiers de construction un total de 604 boutefeux‐​foreurs. Ils sont surtout appelés à travailler dans le secteur du génie civil et de la voirie. C’est 86 % des heures de travail qui ont été comptabilisées dans ce secteur. En comparaison, le secteur institutionnel et commercial représente 8 % du volume de travail, le secteur résidentiel 5 % et le secteur industriel 1 %.

Au cours de l’année 2018, un total de 114 entreprises ont fait affaire avec des boutefeux‐​foreurs. Environ la moitié des salariés se déplacent d’une région à l’autre pour effectuer leur travail, un des taux de déplacement le plus élevé de l’industrie de la construction.

Un total de 25 nouveaux boutefeux‐​foreurs ont fait leur entrée dans l’industrie de la construction au cours de l’année 2018, ce qui représente une augmentation par rapport à la moyenne annuelle des 4 années précédentes qui était de 19.

Les boutefeux‐​foreurs peuvent gagner un salaire annuel moyen de près de 52 634 $. Par ailleurs, les travailleurs qui comptabilisent plus de 500 heures atteignent plutôt un salaire de 74 901 $.

6. Quel âge ont les boutefeux‐​foreurs ?

Les boutefeux‐​foreurs ont en moyenne 41 ans, soit deux ans de plus que l’âge moyen de l’ensemble des métiers de la construction (39 ans).

Les travailleurs de moins de 30 ans représentent 22 % des travailleurs, tandis que ceux situés entre 30 et 54 ans représentent 62 %. On dénombre aussi 16 % des arpenteurs âgés de 55 ans ou plus.

7. Dans quelles régions travaillent les boutefeux‐​foreurs ?

Les boutefeux doivent se déplacer pour accomplir leur travail d’une région à l’autre à 45% tandis que les foreurs à 53%, ce qui est davantage que la moyenne des travailleurs de la construction (16 %). Voici la répartition par région des salariés actifs en 2018 pour le métier de boutefeu‐​foreur.

  • Abitibi‐​Témiscamingue : 16
  • Bas-Saint-Laurent–Gaspésie : 46
  • Côte‐​Nord : 38
  • Estrie : 63
  • Île de Montréal : 14
  • Laval‐​Laurentides‐​Lanaudière : 106
  • Mauricie–Bois-Francs : 37
  • Montérégie : 68
  • Outaouais : 27
  • Québec : 130
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : 55
  • Extérieur et Baie‐​James : 4

8. Quelle est la cotisation syndicale des boutefeux‐​foreurs ?

À la CSD construction, le travailleur paie une cotisation syndicale uniquement lorsque celui‐​ci travaille. Afin d’être équitable, la cotisation est proportionnelle au salaire gagné par la personne syndiquée.

La cotisation syndicale correspond à 50 % du taux horaire du travailleur, auquel s’ajoute 0,055 $ pour chaque heure travaillée.

Tant et aussi longtemps qu’un boutefeu‐​foreur détient ses cartes de construction et son adhésion à la CSD Construction, il préserve l’entièreté de ses droits auprès du syndicat. Après une période de 24 mois, un membre qui n’a pas payé de cotisation syndicale garde tout de même tous ses privilèges, sauf celui d’une représentation auprès de la CNESST.



salaire Moyen

Pour consulter les salaires moyens selon votre expérience visitez le site de la CCQ



CONTINGENTÉ OU EN Emploi en forte hausse RECHERCHE DE MAIN D’ŒUVRE (PERSPECTIVES 2016 À 2019)



régions les plus en demande

Plus de la moitié des travailleurs sont appelés à travailler hors de la région où ils habitent



SECTEUR PRINCIPAL D’ACTIVITÉ

Génie civil et voirie



taux de placement des diplômés

90,8%



aptitudes recherchées

Géologie-physique-chimie


Mathématiques


Travail en plein air