Briqueteur‐​maçon

Vous voulez poursuivre une carrière dans le métier de briqueteur‐​maçon ? Apprenez‐​en davantage sur la formation, les salaires, les perspectives d’emploi et plus encore dans les sections ci‐​dessous.

1. Description du métier de briqueteur‐​maçon

Les briqueteurs‐​maçons et les briqueteuses‐​maçonnes ont un métier très important dans la réalisation d’un projet dans l’industrie de la construction. Leur métier est généralement, mais pas uniquement associé à la pose de briques ou autres matériaux. Voici une liste de tâches associées au métier de briqueteur‐​maçon :

  • Ériger divers types de murs, de foyers, de cheminées, d’égouts, de cloisons et autres constructions similaires.
  • Restaurer des ouvrages de maçonnerie.
  • Tailler, poser et tirer les joints de la brique, de la pierre sciée, des blocs de verre, de la pierre de taille, des éléments architecturaux préfabriqués en béton à l’aide de mortier, de ciment ou de tout autre adhésif.
  • Possibilité de se spécialiser dans la restauration, la réfection et le remodelage de maçonnerie.

2. Comment devenir briqueteur‐​maçon ?

Quel est le programme d’étude pour devenir briqueteur‐​maçon ?

Les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans ce métier peuvent obtenir un diplôme d’études professionnelles en Briquetage‐​maçonnerie (5303) ou Masonry : Bricklaying (5803). La formation d’une durée de 900 heures est généralement offerte dans les régions suivantes : Bas‐​Saint‐​Laurent, Capitale‐​Nationale, Estrie, Laval, Mauricie, Montérégie, Montréal, Outaouais et Saguenay‐​Lac‐​Saint‐​Jean. Pour consulter la liste des établissements publics autorisés à offrir ce programme d’études, veuillez consulter le site web inforoutefpt.org.

Pour accéder à la formation, les candidats doivent répondre à un des critères ci‐​dessous :

  • Détenir un diplôme d’études secondaires ou un équivalent reconnu.
  • Être âgé d’au moins 16 ans et posséder les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec.
  • Être âgé d’au moins 18 ans au moment de commencer sa formation et posséder les préalables fonctionnels, soit la réussite du test de développement général (TDG), ainsi que les préalables spécifiques au programme d’études visé.

Voici une liste non‐​exhaustive des centres de formation qui offrent le programme :

Comment travailler sur un chantier de construction en tant que briqueteur‐​maçon ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence apprenti briqueteur‐​maçon, les personnes intéressées doivent préalablement démontrer à la Commission de la construction du Québec (CCQ), qu’ils ont réussi le DEP en briquetage‐​maçonnerie et possèdent une garantie d’emploi d’au moins 150 heures sur une durée de 3 mois auprès d’un employeur enregistré auprès de la CCQ. Cette démarche permet d’obtenir le certificat de compétence apprenti briqueteur‐​maçon.

Quel est le régime d’apprentissage des briqueteurs‐​maçons ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence compagnon du métier de briqueteur‐​maçon, les personnes intéressées doivent compléter les 3 périodes d’apprentissage de 2 000 heures pour un total de 6 000 heures. Ce préalable permet d’accéder à l’examen de qualification provinciale et d’obtenir le certificat de compétence compagnon briqueteur‐​maçon.

3. Quelles sont les aptitudes recherchées des briqueteurs‐​maçons ?

Les travailleurs de la constructions qui oeuvrent en tant que briqueteur‐​maçon possèdent plusieurs intérêts et habiletés qui sont énumérés ci‐​dessous :

  • Avoir une facilité à travailler en équipe.
  • Accomplir le travail de façon précise, avec minutie et faire preuve d’une bonne dextérité manuelle.
  • Être en bonne condition physique.
  • Pouvoir se déplacer facilement sur des échafaudages et accomplir du travail en hauteur.
  • Développer des connaissances qui sont liées aux notions de mathématique et de géométrie pour l’alignement et la perception spatiale des éléments de maçonnerie.

4. Combien gagne un briqueteur‐​maçon ?

Les salaires des briqueteurs‐​maçons vont varier selon le niveau d’expérience acquis par le travailleur.

Selon la Commission de la construction du Québec, le salaire annuel moyen d’un briqueteur‐​maçon apprenti dans le milieu de la construction du Québec pour l’année 2018 se situe à 18 503 $, tandis qu’un compagnon briqueteur‐​maçon gagne en moyenne 42 226 $. Par ailleurs, un compagnon qui travaille plus de 500 heures par année, aura un salaire moyen s’élevant à 53 662 $. La proportion des briqueteurs‐​maçons qui réalisent ce nombre d’heures annuellement est de 75 %.

Selon les conventions collectives en vigueur, le salaire horaire des briqueteurs‐​maçons pourra varier selon le niveau d’expérience et le secteur de l’industrie de la construction. Un briqueteur‐​maçon apprenti à sa 3e période d’apprentissage gagne en moyenne entre 31,33 $ et 34,02 $ de l’heure. De son côté un compagnon briqueteur‐​maçon gagne plutôt en moyenne entre 36,86 $ et 40,02 $ de l’heure selon le secteur de l’industrie de la construction.

5. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les briqueteurs‐​maçons ?

Les perspectives d’emploi pour le métier de briqueteur‐​maçon et de briqueteuse‐​maçonne sont excellentes. Le roulement important de la main-d’oeuvre engendre un besoin de relève. La disponibilité plutôt modérée des briqueteurs‐​maçons ne peut répondre à toute la demande actuelle sur le marché.

Un total de 5 017 briqueteurs‐​maçons ont été actifs sur les chantiers de constructions lors de l’année 2018. On dénombre environ 1 220 entreprises qui ont fait appel aux briqueteurs‐​maçons. Durant la même année, le pourcentage de briqueteurs‐​maçons diplomés s’élevait à plus de 82 %.

Le secteur institutionnel et commercial occupe la plus grande part de travail avec 60 %. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années. Le secteur résidentiel occupe 33 % du volume de travail, contre 6 % pour le secteur industriel et 1 % pour le secteur du génie civil et de la voirie.

Lors de l’année 2018, un total de 364 nouveaux apprentis briqueteurs‐​maçons ont fait leur entrée dans l’industrie. Il s’agit d’une hausse en comparaison avec la moyenne précédente pour la période 2014–2017, qui est de 337.
Un compagnon briqueteur‐​maçon qui travaille plus de 500 heures peut gagner en moyenne 53 662 $ annuellement. De son côté, un apprenti récoltera au cours de la première année de métier environ 18 503 $.

6. Quel âge ont les briqueteurs‐​maçons ?

Les briqueteurs‐​maçons ont en moyenne 37 ans, soit un peu moins que l’âge moyen de l’ensemble des métiers de la construction qui se situe à 39 ans.
Les travailleurs de moins de 30 ans représentent 36 % des travailleurs, tandis que ceux situés entre 30 et 54 ans représentent 51 %. On dénombre aussi 13 % des briqueteurs‐​maçons âgés de 55 ans ou plus.

7. Dans quelles régions travaillent les briqueteurs‐​maçons ?

Les briqueteurs‐​maçons doivent se déplacer d’une région à l’autre dans une proportion de 14 % pour accomplir leur travail, ce qui est légèrement moins que la moyenne des travailleurs de la construction qui est de 16 %. Voici la répartition par région des salariés actifs en 2018 pour le métier de briqueteur‐​maçon :

  • Abitibi‐​Témiscamingue : 31
  • Bas-Saint-Laurent–Gaspésie : 88
  • Côte‐​Nord : 14
  • Estrie : 199
  • Île de Montréal : 723
  • Laval‐​Laurentides‐​Lanaudière : 1 386
  • Mauricie–Bois-Francs : 252
  • Montérégie : 1 364
  • Outaouais : 208
  • Québec : 633
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : 111
  • Extérieur et Baie‐​James : 8

8. Quelle est la cotisation syndicale des briqueteurs‐​maçons ?

À la CSD construction, le travailleur paie une cotisation syndicale uniquement lorsque celui‐​ci travaille. Afin d’être équitable, la cotisation est proportionnelle au salaire gagné par la personne syndiquée.

La cotisation syndicale correspond à 50 % du taux horaire du travailleur, auquel s’ajoute 0,055 $ pour chaque heure travaillée.

Tant et aussi longtemps qu’un briqueteur‐​maçon détient ses cartes de construction et son adhésion à la CSD Construction, il préserve l’entièreté de ses droits auprès du syndicat. Après une période de 24 mois, un membre qui n’a pas payé de cotisation syndicale garde tout de même tous ses privilèges, sauf celui d’une représentation auprès de la CNESST.



salaire Moyen

Pour consulter les salaires moyens selon votre expérience visitez le site de la CCQ



CONTINGENTÉ OU EN Emploi en forte hausse RECHERCHE DE MAIN D’ŒUVRE (PERSPECTIVES 2016 À 2019)



régions les plus en demande

Emploi disponible dans plusieurs régions administratives du Québec



SECTEUR PRINCIPAL D’ACTIVITÉ

Institutionnel et commercial

Résidentiel



taux de placement des diplômés

90,7%



aptitudes recherchées

À l’aise avec les hauteurs


Forme physique


Mathématiques


Travail d’équipe


Travail de précision