Charpentier‐​menuisier

Vous voulez poursuivre une carrière dans le métier de charpentier‐​menuisier ? Apprenez‐​en davantage sur la formation, les salaires, les perspectives d’emploi et plus encore dans les sections ci‐​dessous.

1. Description du métier de charpentier‐​menuisier

Les charpentiers‐​menuisiers doivent construire, installer, ériger, entretenir et réparer des ouvrages de bois ainsi que leurs dérivés. Voici un aperçu des tâches qui sont associées à ce métier :

  • Assembler et ériger des structures de charpentes.
  • Construire des coffrages et poser des fondations.
  • Poser des revêtements extérieurs et des isolants.
  • Installer des portes et des fenêtres extérieures.
  • Construire des divisions et effectuer la finition intérieure de portes intérieures, de moulures ainsi que de recouvrement de murs.
  • Construire des escaliers en bois et poser des parquets en bois.
  • Installer de l’ameublement intégré comme des comptoirs, des armoires, etc.
  • Appliquer des procédés de traçage, de coupe, d’assemblage et de façonnage de pièces en bois et en métal.

2. Comment devenir charpentier‐​menuisier ?

Quel est le programme d’étude pour devenir charpentier‐​menuisier ?

Les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans ce métier peuvent obtenir un diplôme d’études professionnelles en Charpenterie‐​menuiserie (5319) ou Carpentry (5819). La formation d’une durée de 1 350 heures est offerte dans la majorité des régions québécoises. Pour consulter la liste des établissements publics autorisés à offrir ce programme d’études, veuillez consulter le site inforoutefpt.org.

Pour accéder à la formation, les candidats doivent répondre à un des critères ci‐​dessous :

  • Détenir un diplôme d’études secondaires ou un équivalent reconnu.
  • Être âgé d’au moins 16 ans et posséder les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec.
  • Être âgé d’au moins 18 ans au moment de commencer sa formation et posséder les préalables fonctionnels, soit la réussite du test de développement général (TDG), ainsi que les préalables spécifiques au programme d’études visé.
  • Avoir obtenu les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, et poursuivre sa formation générale en parallèle avec sa formation professionnelle afin d’obtenir les unités de quatrième secondaire manquantes.

Voici une liste non‐​exhaustive des centres de formation qui offrent le programme :

Comment travailler sur un chantier de construction en tant que charpentier‐​menuisier ?

Afin d’accéder à un chantier de construction, les charpentiers‐​menuisiers doivent démontrer à la Commission de la construction du Québec (CCQ) qu’ils ont obtenu le diplôme d’études professionnelles en charpenterie‐​menuiserie, ainsi que posséder une garantie d’emploi d’un employeur enregistré auprès de la CCQ et ce pour une durée d’au moins 150 heures qui peuvent être échelonnées sur une période de 3 mois consécutifs. Cette procédure permet de recevoir un certificat de compétence apprenti charpentier‐​menuisier.

Quel est le régime d’apprentissage des charpentier‐​menuisier ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence compagnon de charpentier‐​menuisier, les personnes intéressées doivent tout d’abord compléter les 3 périodes d’apprentissage d’une durée de 2 000 heures chacune pour un total de 6 000 heures. Les candidats sont ensuite admis à l’examen de qualification provinciale qui permet de recevoir le certificat de compétence compagnon charpentier‐​menuisier.

Dans le cas des spécialités de poseur de fondations profondes, de coffreur à béton ou de parqueteur‐​sableur, les personnes intéressées doivent compléter 2 périodes d’apprentissage de 2 000 heures pour un total de 4 000 heures. Les candidats sont ensuite admis à l’examen de qualification provinciale de la spécialité choisie qui permet de recevoir le certificat de compétence compagnon de la spécialité.

3. Quelles sont les aptitudes recherchées des charpentiers‐​menuisiers ?

Les travailleurs de la constructions qui oeuvrent en tant que charpentiers‐​menuisiers et charpentières‐​menuisières possèdent plusieurs des intérêts et habiletés qui sont énumérés ci‐​dessous :

  • Être en mesure d’effectuer une multitude de tâche de façon autonome et faire preuve de polyvalence.
  • Affectionner le travail d’équipe pour mener à bien divers projets.
  • Développer les connaissances concernant les notions de mathématiques, ainsi que prendre et lire des mesures (système impérial et système métrique).
  • Interpréter des plans et de devis techniques, incluant des mesures complexes.
  • Utiliser une multitude d’outils, d’équipements de sécurité et travailler sur des échafaudages.
  • Aimer le travail physique.

4. Combien gagne un charpentier‐​menuisier ?

Les salaires des charpentiers‐​menuisiers vont varier selon le niveau d’expérience acquis par le travailleur.

Selon la Commission de la construction du Québec, le salaire annuel moyen d’un apprenti charpentier‐​menuisier dans le milieu de la construction du Québec pour l’année 2018 se situe à 22 514 $, tandis que le salaire d’un compagnon s’élève à 45 712 $. Par ailleurs, un compagnon charpentier‐​menuisier qui travaille plus de 500 heures par année aura un salaire moyen s’élevant à 61 229 $. La proportion des arpenteurs qui réalisent ce nombre d’heures annuellement est de 71 %.

Selon les conventions collectives en vigueur, le salaire horaire des arpenteurs pourra varier selon la classe de métier. Par exemple, un apprenti charpentier‐​menuisier en 2e période d’apprentissage gagne en moyenne 27,94 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel, commercial, et en moyenne 27,97 $ dans le secteur du génie civil et voirie. Le même travailleur gagne en moyenne 25,33 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger.

Un compagnon charpentier‐​menuisier, quant à lui, gagne en moyenne 39,92 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel, commercial, et en moyenne 39,96 $ dans le secteur du génie civil et voirie. Il gagne en moyenne 36,19 $ de l’heure en ce qui concerne le secteur résidentiel léger.

5. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les charpentiers‐​menuisiers ?

Les perspectives professionnelles du métier de charpentier‐​menuisier sont excellentes. Le milieu de la construction affiche une forte hausse de la demande et une faible disponibilité des travailleurs qualifiés. L’âge moyen de ces travailleurs se situe à 38 ans.

Plus du quart des travailleurs des travailleurs de la construction sont charpentiers‐​menuisiers. Pour l’année 2018, c’est un total de 44 242 charpentiers‐​menuisiers et charpentières‐​menuisières qui travaillaient sur les chantiers de construction du Québec. Il s’agit aussi d’un des métiers où nous retrouvons un nombre élevé de femmes. Toujours en 2018, il y avait un total de 645 charpentières‐​menuisières.

Les charpentiers‐​menuisiers sont principalement employés dans les secteurs suivants : institutionnel, commercial et résidentiel. L’importance de ces secteurs devrait rester à un niveau élevé pour les années à venir.

Le nombre d’employeurs qui ont fait appel aux services des charpentier‐​menuisiers s’élève à 11 675.

Le nombre de nouveaux apprentis charpentiers‐​menuisiers dans l’industrie de la construction a atteint 3 575. Il s’agit d’une hausse de 1 450 apprentis par rapport à la moyenne enregistrée de 2014 à 2017. Parmi les 3 575 nouveaux apprentis, 1 635 étaient diplômés.

6. Quel âge ont les charpentiers‐​menuisiers ?

Les charpentiers‐​menuisiers ont en moyenne 38 ans, soit un peu moins que l’âge moyen de l’ensemble des métiers de la construction qui est de 39 ans.

Les charpentiers‐​menuisiers de moins de 30 ans représentent 33 % des travailleurs, tandis que ceux situés entre 30 et 54 ans représentent 53 %. On dénombre aussi 14 % des charpentiers‐​menuisiers âgés de 55 ans ou plus.

7. Dans quelles régions travaillent les charpentiers‐​menuisiers ?

Les charpentiers‐​menuisiers se déplacent d’une région à l’autre dans une proportion de 14 % pour accomplir leur travail, soit moins que la moyenne des travailleurs de la construction de 16 %. Voici la répartition par région des salariés actifs en 2018 pour le métier de charpentier‐​menuisier :

  • Abitibi‐​Témiscamingue : 1 080
  • Bas-Saint-Laurent–Gaspésie : 2 206
  • Côte‐​Nord : 687
  • Estrie : 2 199
  • Île de Montréal : 2 137
  • Laval‐​Laurentides‐​Lanaudière : 9 885
  • Mauricie–Bois-Francs : 3 276
  • Montérégie : 9 195
  • Outaouais : 2 026
  • Québec : 9 217
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : 2 239
  • Extérieur et Baie‐​James : 95

8. Quelle est la cotisation syndicale des charpentiers‐​menuisiers ?

À la CSD construction, les charpentiers‐​menuisiers et charpentières‐​menuisières paient une cotisation syndicale uniquement lorsqu’ils travaillent. Afin d’être équitable, la cotisation est proportionnelle au salaire gagné par la personne syndiquée.

La cotisation syndicale correspond à 50 % du taux horaire du travailleur, auquel s’ajoute 0,055 $ pour chaque heure travaillée.

Tant et aussi longtemps qu’un charpentier‐​menuisier détient ses cartes de construction et son adhésion à la CSD Construction, il préserve l’entièreté de ses droits auprès du syndicat. Après une période de 24 mois, un membre qui n’a pas payé de cotisation syndicale garde tout de même tous ses privilèges, sauf celui d’une représentation auprès de la CNESST.



salaire Moyen

Pour consulter les salaires moyens selon votre expérience visitez le site de la CCQ



CONTINGENTÉ OU EN Emploi en forte hausse RECHERCHE DE MAIN D’ŒUVRE (PERSPECTIVES 2016 À 2019)



régions les plus en demande

Toutes les régions du Québec



SECTEUR PRINCIPAL D’ACTIVITÉ

Résidentiel

Institutionnel et commercial



taux de placement des diplômés

91,9%



aptitudes recherchées

Forme physique


Mathématiques


Polyvalence


Travail d’équipe


Travail sur échafaudages avec variété d’outils