Manœuvre

Vous voulez poursuivre une carrière dans le métier de manœuvre ? Apprenez‐​en davantage sur la formation, les salaires, les perspectives d’emploi et plus encore dans les sections ci‐​dessous.

1. Description du métier de manœuvre

Les manœuvres ont un métier essentiel dans la réalisation d’un projet dans l’industrie de la construction. Leur occupation consiste principalement à assister les travailleurs affectés à un métier sur les chantiers en remplissant plusieurs tâches différentes, ce qui en fait une profession particulièrement polyvalent. Voici quelques exemples d’opérations :

  • Nettoyer et ranger les outils et les équipements sur le chantier.
  • Veiller aux opérations des bouilloires portatives et des foreuses, des pompes, des scies mécaniques, ou des unités de chauffage qui ne nécessitent pas de certification.
  • S’occuper de charger et décharger et d’expédier des matériaux livrés ou déplacés sur le chantier.
  • Monter et démonter les coffrages de béton, les passerelles, les rampes d’accès, les échafaudages et les barrières sur les lieux de travail.
  • Aider à l’épandage, au coulage et au mélange de divers matériaux dont l’asphalte et le béton.
  • Assister les conducteurs de matériel lourd notamment en leur transmettant les indications lors des transferts d’équipement.
  • Aider à l’alignement de tuyaux ou autres tâches similaires lors de travaux sur les oléoducs ou les gazoducs.
  • Collaborer aux tâches de forage et de minage sur les sites de construction.
  • Niveler précisément avec des pelles et des râteaux les sols en respectant les indications données.
  • Assister à la démolition de bâtiments.
  • Nettoyer les sites de travails des débris et moellons encombrants avec de râteaux, de pelles, de brouettes et d’autres équipements.
  • Opérer les marteaux pneumatiques, les pilons et les vibrateurs en suivant les indications.
  • S’occuper de surveiller et approvisionner les équipements employés sur les sites de travail.
  • Éliminer les produits chimiques, matériaux dangereux et autres contaminants.
  • Veiller à la lubrification et au graissage des équipements de travail.
  • Coordonner la circulation sur les sites de construction ou à dans les environs.

2. Comment devenir manœuvre ?

Quel est le programme d’étude pour devenir manœuvre ?

Les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans ce métier n’ont pas à compléter un programme d’étude en particulier.

En revanche, certains employeurs pourraient privilégier des travailleurs ayant reçu une certification dans un domaine d’études professionnelle ou liés aux qualifications nécessaires à l’emploi. On exigera aussi généralement un diplôme d’études secondaire.

Certaines opérations spécifiques pourraient nécessiter une accréditation relative à la tâche.

Comment travailler sur un chantier de construction en tant que manœuvre ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence occupation, les personnes intéressées doivent préalablement démontrer à la Commission de la construction du Québec (CCQ), qu’ils sont âgés d’au moins 16 ans, qu’ils détiennent une garantie d’emploi de leur employeur d’une durée de 150 heures réparties sur une période trois mois consécutifs au maximum. Ils devront ensuite réussir le cours de Santé et sécurité générale sur les chantiers de la construction et payer les frais exigibles à la CCQ. Ils pourront ensuite s’inscrire au Cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC). Ce cours est d’une durée de 15 heures au total et permet de renouveler le certificat de compétence occupation.

À noter que le nombre de places allouées pour suivre le cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC) est calculé selon les besoins de main-d’oeuvre qui sont estimés de façon annuelle par l’industrie de la construction au Québec.

3. Quelles sont les aptitudes recherchées des manœuvres ?

Les travailleurs de la constructions qui pratiquent le métier de manœuvre possèdent plusieurs intérêts et habiletés qui sont énumérés ci‐​dessous :

  • Affectionner particulièrement le travail en plein air.
  • Posséder une bonne forme physique.
  • Être particulièrement polyvalent.
  • Travailler avec beaucoup de vigilance.
  • Être en mesure de travailler en équipe et en collaboration.
  • Avoir la capacité de travailler avec des outils mécaniques et électroniques.
  • Être respectueux et attentif aux consignes des professionnels de métiers et des normes du chantier.

4. Combien gagne un manœuvre ?

Les salaires des manoeuvres vont varier selon le niveau d’expérience acquis par le travailleur, le type de métier qu’il assistera, les tâches qu’il opérera et la région de travail.

Selon la Commission de la construction du Québec, le salaire annuel moyen d’un manoeuvre dans le milieu de la construction pour l’année 2018 se situe à 32 693 $. La proportion de manoeuvres qui réalisent ce nombre d’heures annuellement est d’environ 50 %.

Toujours selon les statistiques de 2018 sur l’industrie de la construction fournies par la CCQ, les manoeuvres travaillent en moyenne 858 heures par année de travail. Ils ont un salaire horaire moyen d’environ 38,10 $, mais ce taux peut varier beaucoup en fonction de plusieurs paramètres dont l’expérience.

5. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les manœuvres ?

Les perspectives d’emploi pour le métier de manoeuvre sont bonnes. L’emploi affiche une hausse et le nombre de manoeuvres disponibles et le roulement de personnel est très important. Il faut aussi noter que cet emploi est en majorité saisonnier et qu’il est généralement une porte d’entrée dans l’industrie de la construction.

L’année 2018 a affiché une hausse de 9 % du nombre de manoeuvres dans l’industrie de la construction en comparaison avec l’année 2017. Pour l’année en question, on comptait sur les chantiers de construction un total de 20 034 manoeuvres. Ils sont surtout appelés à travailler dans le secteur du génie civil et de la voirie et dans le secteur institutionnel et commercial. C’est respectivement 46 % et 38 % des heures de travail qui ont été comptabilisées dans ces deux secteurs. En comparaison, le secteur résidentiel représente 11 % du volume de travail et 5 % pour le secteur industriel.

Au cours de l’année 2018, un total de 5 199 entreprises ont fait affaire avec des manoeuvres. Il y a donc environ 20% des entreprises de l’industrie de la construction qui embauchent des manoeuvres. Environ 15 % d’entre eux se déplacent d’une région à l’autre pour effectuer leur travail. Les femmes représentaient en 2018 une proportion de 3 % des salariés travaillant comme manoeuvre.

Un total de 1 738 nouveaux manoeuvres ont fait leur entrée dans l’industrie de la construction au cours de l’année 2018, ce qui représente une augmentation par rapport au nombre de salariés de l’année 2017 qui en comptait 18 296.
Les manoeuvres peuvent gagner un salaire annuel moyen de 32 693 $.

6. Quel âge ont les manœuvres ?

Les manoeuvres ont en moyenne 40 ans, ce qui est légèrement supérieur à l’âge moyen de l’ensemble des métiers de la construction établi à 39 ans.

Les travailleurs de 15 à 24 ans représentent 15 % des travailleurs, tandis que ceux situés entre 25 et 44 ans représentent 44 %, ceux entre 45 et 54 ans représentent 22 %. On dénombre aussi 18 % des manoeuvres âgés de 55 ans ou plus.

7. Dans quelles régions travaillent les manœuvres ?

Les manoeuvres doivent se déplacer d’une région à l’autre à un taux de 15 % pour accomplir leur travail, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne des travailleurs de la construction (16 %). Voici la répartition par région des salariés actifs en 2018 pour le métier de manoeuvres :

  • Abitibi‐​Témiscamingue : 233
  • Bas-Saint-Laurent–Gaspésie : 570
  • Côte‐​Nord : 308
  • Estrie : 454
  • Île de Montréal : 2 725
  • Laval‐​Laurentides‐​Lanaudière : 5 829
  • Mauricie–Bois-Francs : 834
  • Montérégie : 4 477
  • Outaouais : 927
  • Québec : 2 916
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : 509
  • Extérieur et Baie‐​James : 252

8. Quelle est la cotisation syndicale des manœuvres ?

À la CSD construction, les manoeuvres paient une cotisation syndicale uniquement lorsqu’ils travaillent. Afin d’être équitable, la cotisation est proportionnelle au salaire gagné par la personne syndiquée.
La cotisation syndicale correspond à 50 % du taux horaire du travailleur, auquel s’ajoute 0,055 $ pour chaque heure travaillée.

Tant et aussi longtemps qu’un manoeuvre détient ses cartes de construction et son adhésion à la CSD Construction, il préserve l’entièreté de ses droits auprès du syndicat. Après une période de 24 mois, un membre qui n’a pas payé de cotisation syndicale garde tout de même tous ses privilèges, sauf celui d’une représentation auprès de la CNESST.



salaire Moyen

38,10 $



CONTINGENTÉ OU EN Emploi en forte hausse RECHERCHE DE MAIN D’ŒUVRE (PERSPECTIVES 2016 À 2019)



régions les plus en demande

Laval‐Laurentides‐Lanaudière, Montérégie, Île de Montréal, Mauricie–Bois-Francs



SECTEUR PRINCIPAL D’ACTIVITÉ

Génie civil et de voirie

Institutionnel et commercial



taux de placement des diplômés



aptitudes recherchées

Forme physique


Polyvalence


Travail d’équipe


Travail en plein air




centres de formation