Mécanicien de machines lourdes

Vous voulez poursuivre une carrière dans le métier de mécanicien de machines lourdes ? Apprenez‐​en davantage sur la formation, les salaires, les perspectives d’emploi et plus encore dans les sections ci‐​dessous.

1. Description du métier de mécanicien de machines lourdes

Les mécaniciens et mécaniciennes de machines lourdes ont un métier essentiel au fonctionnement des équipements lors d’un projet de construction. Ils sont appelés à travailler autant sur les chantiers que dans les ateliers :

  • Effectuer les réparations et s’occuper de la maintenance des pelles et grues, épandeuses et niveleuses, camions hors route, tracteurs et rouleaux.
  • Effectuer aussi la réparation de la machinerie et du matériel de construction à moteur, qu’il soit mobile ou non et dont la fonction est la manutention et l’excavation.

2. Comment devenir mécanicien de machines lourdes ?

Quel est le programme d’étude pour devenir mécanicien de machines lourdes ?

Les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans ce métier peuvent obtenir un diplôme d’études professionnelles en Mécanique d’engins de chantier (5331). La formation d’une durée de 1 800 heures est offerte dans presque toutes les régions du Québec. Pour consulter la liste des établissements publics autorisés à offrir ce programme d’études, veuillez consulter le site web inforoutefpt.org.

Pour accéder à la formation, les candidats doivent répondre à un des critères ci‐​dessous :

  • Détenir un diplôme d’études secondaires ou un équivalent reconnu.
  • Être âgé d’au moins 16 ans et posséder les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec.
  • Être âgé d’au moins 18 ans au moment de commencer sa formation et posséder les préalables fonctionnels, soit la réussite du test de développement général (TDG), ainsi que les préalables spécifiques au programme d’études visé.
  • Avoir obtenu les unités de troisième secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, et poursuivre sa formation générale en parallèle avec sa formation professionnelle afin d’obtenir les unités de quatrième secondaire manquantes.

Voici une liste non‐​exhaustive des centres de formation qui offrent le programme :

Comment travailler sur un chantier de construction en tant que mécanicien de machines lourdes ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence apprenti mécanicien de machines lourdes, les personnes intéressées doivent préalablement démontrer à la Commission de la construction du Québec (CCQ), qu’ils ont réussi le DEP en mécanique d’engins de chantier et possèdent une garantie d’emploi d’au moins 150 heures sur une durée de 3 mois auprès d’un employeur enregistré à la CCQ. Cette démarche permet d’obtenir le certificat de compétence apprenti mécanicien de machines lourdes.

Quel est le régime d’apprentissage des mécaniciens de machines lourdes ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence compagnon du métier de mécanicien de machines lourdes, les personnes intéressées doivent compléter les 3 périodes d’apprentissage de 2000 heures pour un total de 6 000 heures. Ce préalable permet d’accéder à l’examen de qualification provinciale et d’obtenir le certificat de compétence compagnon.

3. Quelles sont les aptitudes recherchées des mécaniciens de machines lourdes ?

Les travailleurs de la construction qui oeuvrent en tant que mécanicien de machines lourdes possèdent plusieurs intérêts et habiletés qui sont énumérés ci‐​dessous :

  • Être à l’aise avec les hauteurs.
  • Savoir se débrouiller et être polyvalent.
  • Avoir de la minutie.
  • Faire preuve d’initiative.
  • Développer des compétences et des connaissances au niveau des notions de la mécanique pour moteur diesel et pour moteur quatre‐​temps, à l’hydraulique, à la pneumatique, à l’électricité et à l’électronique.
  • Posséder un bonne mémoire visuelle.
  • Détenir une bonne condition physique et avoir la capacité de déplacer des objets lourds.

4. Combien gagne un mécanicien de machines lourdes ?

Les salaires des mécaniciens de machines lourdes vont varier selon le niveau d’expérience acquis par le travailleur en fonction du régime d’apprentissage.

Selon la Commission de la construction du Québec, le salaire annuel moyen d’un mécanicien de machines lourdes dans le milieu de la construction du Québec pour l’année 2018 se situe à 8 998 $ pour les apprentis, et à 53 435 $ pour les compagnons. Par ailleurs, un mécanicien de machines lourdes compagnon qui travaille plus de 500 heures par année, aura un salaire moyen s’élevant à 96 000 $. La proportion des mécaniciens de machines lourdes qui réalisent ce nombre d’heures annuellement est de 53 %.

Selon les conventions collectives en vigueur, le salaire horaire des mécaniciens de machines lourdes pourra varier selon le niveau d’expérience et la période d’apprentissage de son régime ainsi que du secteur de l’industrie de la construction. Un apprenti mécanicien de machines lourdes gagne lors de sa première période d’apprentissage en moyenne 23,42 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel et commercial ; 23,86 $ pour le secteur du génie civil et voirie et 21,98 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger. Pour sa seconde période d’apprentissage, il gagne en moyenne 27,33 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel et commercial ; 27,83 $ pour le secteur du génie civil et voirie et 25,65 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger. Et pour sa troisième période période d’apprentissage, il gagne en moyenne 33,18 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel et commercial ; 33,80 $ pour le secteur du génie civil et voirie et 31,14 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger.

Lorsqu’il devient compagnon, un mécanicien de machines lourdes gagne en moyenne 39,04 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel et commercial ; 39,76 $ de l’heure pour le secteur du génie civil et voirie et 36,64 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger.

5. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les mécaniciens de machines lourdes ?

Les perspectives d’emploi pour le métier de mécanicien et mécanicienne de machines lourdes sont bonnes. L’emploi affiche une légère hausse, un roulement de travailleurs suffisant et une masse importante de travailleurs vieillissants. Par contre, une certaine quantité de postes pourrait être comblée par de la main d’oeuvre déjà présente dans le milieu du travail.

L’année 2018 a affiché une légère hausse du nombre de mécaniciens de machines lourdes dans l’industrie de la construction en comparaison avec l’année 2017. Pour l’année en question, on comptait sur les chantiers de construction un total de 380 mécaniciens de machines lourdes, dont 330 compagnons et 50 apprentis. Ils sont surtout appelés à travailler dans le secteur du génie civil et de la voirie. C’est 87 % des heures de travail qui ont été comptabilisées dans ce secteur. En comparaison, le secteur institutionnel et commercial représente 6 % du volume de travail, tandis qu’il est à 6 % pour le secteur industriel et 1 % pour le secteur résidentiel léger. À noter qu’un certain nombre de mécaniciens de machines lourdes sont en atelier et ne sont pas protégés par la loi R‐​20 de l’industrie de la construction.

Au cours de l’année 2018, un total de 151 entreprises ont fait affaire avec des mécaniciens de machines lourdes. Plus de 42 % de ces derniers se déplacent d’une région à l’autre pour effectuer leur travail.

Un total de 20 nouveaux apprentis mécaniciens de machines lourdes ont fait leur entrée dans l’industrie de la construction au cours de l’année 2018, ce qui représente une augmentation de 7 par rapport à la moyenne annuelle des 4 années précédentes qui était de 13.

Les apprentis mécaniciens de machines lourdes peuvent gagner un salaire annuel moyen de près de 8 998 $. Les compagnons de ce métier gagnent quant à eux un salaire annuel moyen de 53 435 $ et les compagnons qui comptabilisent plus de 500 heures atteignent plutôt un salaire de 96 000 $, un des plus importants de l’industrie de la construction. Il faut toutefois noter que peu d’apprentis mécaniciens de machines lourdes travaillent dans des projets de construction assujettis à la loi R‐​20 et que 50 % d’entre eux ont comptabilisé en‐​deçà de 200 heures de travail en 2018.

6. Quel âge ont les mécaniciens de machines lourdes ?

Les mécaniciens de machines lourdes ont en moyenne 42 ans, soit un âge supérieur à la moyenne de l’ensemble des métiers de la construction (qui est de 39 ans).

Les travailleurs de moins de 30 ans représentent 20 % des travailleurs, tandis que ceux situés entre 30 et 54 ans représentent 57 %. On dénombre aussi 23 % des mécaniciens de machines lourdes âgés de 55 ans ou plus.

7. Dans quelles régions travaillent les mécaniciens de machines lourdes ?

Les mécaniciens de machines lourdes doivent davantage se déplacer d’une région à l’autre (42 %) pour accomplir leur travail que la moyenne des travailleurs de la construction (16 %). Voici la répartition par région des salariés actifs en 2018 pour le métier de mécanicien de machines lourdes :

  • Abitibi‐​Témiscamingue : 9
  • Bas-Saint-Laurent–Gaspésie : 49
  • Côte‐​Nord : 34
  • Estrie : 23
  • Île de Montréal : 10
  • Laval‐​Laurentides‐​Lanaudière : 34
  • Mauricie–Bois-Francs : 36
  • Montérégie : 37
  • Outaouais : 3
  • Québec : 87
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : 38
  • Extérieur et Baie‐​James : 0

8. Quelle est la cotisation syndicale des mécaniciens de machines lourdes ?

À la CSD construction, les mécaniciens et mécaniciennes de machines lourdes paient une cotisation syndicale uniquement lorsqu’ils travaillent. Afin d’être équitable, la cotisation est proportionnelle au salaire gagné par la personne syndiquée.

La cotisation syndicale correspond à 50 % du taux horaire du travailleur, auquel s’ajoute 0,055 $ pour chaque heure travaillée.

Tant et aussi longtemps qu’un mécanicien de machines lourdes détient ses cartes de construction et son adhésion à la CSD Construction, il préserve l’entièreté de ses droits auprès du syndicat. Après une période de 24 mois, un membre qui n’a pas payé de cotisation syndicale garde tout de même tous ses privilèges, sauf celui d’une représentation auprès de la CNESST.



salaire Moyen

Pour consulter les salaires moyens selon votre expérience visitez le site de la CCQ



CONTINGENTÉ OU EN Emploi en forte hausse RECHERCHE DE MAIN D’ŒUVRE (PERSPECTIVES 2016 À 2019)



régions les plus en demande



SECTEUR PRINCIPAL D’ACTIVITÉ

Génie civil et voirie

Institutionnel et commercial

Industriel



taux de placement des diplômés

94,2 %



aptitudes recherchées

À l’aise avec les hauteurs


Bonne mémoire


Dextérité manuelle


Polyvalence