Scaphandrier*

Vous voulez poursuivre une carrière dans le métier de scaphandrier ? Apprenez‐​en davantage sur la formation, les salaires, les perspectives d’emploi et plus encore dans les sections ci‐​dessous.

1. Description du métier de scaphandrier

Les scaphandriers et scaphandrières ont un métier essentiel à la réalisation des travaux de l’industrie de la construction qui se déroulent en milieu aquatique. Ils sont essentiellement appelés à travailler lors de projets de la sphère publique (projets de génie civil ou relatifs à la voirie). Voici quelques exemples du travail qu’ils doivent réaliser :

  • Exécuter des travaux en milieu sous‐​marin relatifs à la soudure, aux charpentes et aux structures de béton, à la plomberie, à l’électricité, au dynamitage ainsi qu’à la coupe.
  • Accomplir des tâches complémentaires (comme récupérer des objets en milieu sous‐​marin).
  • Réaliser des tâches en milieu sous‐​marin liées à la construction et aux réparations, à l’installation, à l’entretien, à la démolition, à l’inspection de structures ou d’équipements se trouvant sous l’eau.

2. Comment devenir scaphandrier ?

Quel est le programme d’étude pour devenir scaphandrier ?

Les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans le métier de scaphandrier peuvent obtenir une attestation d’études collégiales en Plongée professionnelle (ELW.08). La formation est d’une durée de 1 350 heures et est offerte uniquement dans la région du Bas‐​St‐​Laurent. Pour consulter la liste des établissements publics autorisés à offrir ce programme d’études, veuillez consulter le site web inforoutefpt.org.

Pour accéder à la formation, les candidats doivent répondre à un des critères ci‐​dessous :

  • Être âgé d’au moins 18 ans.
  • Être titulaire d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou d’un diplôme d’études secondaires (DES).
  • Détenir un certificat de plongée récréative de niveau 1 et un permis de classe A.
  • Obtenir un certificat médical.

Voici une liste non‐​exhaustive des centres de formation qui offrent le programme :

Comment travailler sur un chantier de construction en tant que scaphandrier ?

Afin d’obtenir le certificat de compétence occupation, les personnes intéressées doivent préalablement démontrer à la Commission de la construction du Québec (CCQ), qu’ils ont réussi l’AEC en Plongée professionnelle, afin de s’inscrire au Cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC). Ce cours est d’une durée de 15 heures au total et permet d’obtenir le certificat de compétence occupation pour les scaphandriers et scaphandrières.

Le nombre de places allouées pour suivre le cours de connaissance générale de l’industrie de la construction (CCGIC) est calculé selon les besoins de main-d’oeuvre qui sont estimés de façon annuelle par l’industrie de la construction au Québec.

Quel est le régime d’apprentissage des scaphandriers ?

Texte ici

3. Quelles sont les aptitudes recherchées des scaphandriers ?

Les travailleurs de la construction qui oeuvrent en tant que scaphandrier possèdent plusieurs intérêts et habiletés qui sont énumérés ci‐​dessous :

  • Acquérir des connaissances permettant d’appliquer des notions de géologie, de mathématique, de chimie, de biologie, de physique, d’électricité et de construction.
  • Posséder une forme physique excellente et aimer le travail en plein air.
  • Avoir la capacité de déplacer des objets lourds.
  • Faire preuve d’autonomie et d’assurance.
  • Être polyvalent et minutieux.
  • Savoir affronter les situations complexes, voire critiques et périlleuses puisque le métier de scaphandrier est très risqué. Les scaphandriers doivent pratiquer leur travail dans des milieux délicats et opérer dans des lieux impliquant entre autres des courants marins imprévisibles, des eaux très froides ou encore contaminées, des zones sous la glace ou avec une visibilité réduite, tout en prenant en considération les différences de pression.

4. Combien gagne un scaphandrier ?

Les salaires des scaphandriers vont varier selon le niveau d’expérience acquis par le travailleur.

Selon la Commission de la construction du Québec, le salaire annuel moyen d’un scaphandrier dans le milieu de la construction du Québec pour l’année 2018 se situe à 27 261 $. Par ailleurs, un scaphandrier qui travaille plus de 500 heures par année aura un salaire moyen s’élevant à 44 993 $. La proportion des scaphandriers qui réalisent ce nombre d’heures annuellement est de 49 %.

Selon les conventions collectives en vigueur, le salaire horaire des scaphandriers pourra varier selon le niveau d’expérience et le secteur de l’industrie de la construction. Un scaphandrier gagne en moyenne 42,23 $ de l’heure dans le secteur industriel, institutionnel, commercial, génie civil et voirie. Le même travailleur gagne en moyenne 38,73 $ de l’heure dans le secteur résidentiel léger.

Un scaphandrier de classe 2 gagne en moyenne 35,90 $ pour les mêmes secteur énumérés ci‐​dessus.

5. Quelles sont les perspectives d’emploi pour les scaphandriers ?

Les perspectives d’emploi pour le métier de scaphandrier et de scaphandrière sont excellentes. L’emploi affiche une forte hausse et les scaphandriers sont en forte demande notamment à cause du roulement élevé de travailleurs.
L’année 2018 a affiché 9 nouveaux scaphandriers dans l’industrie de la construction, c’est-à-dire une baisse de 4 en comparaison avec la moyenne des années 2014 à 2017. Toujours pour 2018, on comptait sur les chantiers de construction un total de 127 scaphandriers. Ils travaillent presque uniquement dans le secteur du génie civil et de la voirie. C’est 99 % des heures de travail qui ont été comptabilisées dans ce secteur. En comparaison, le secteur institutionnel et commercial représente 1 % du volume de travail alors qu’on n’en compte aucun pour le secteur industriel.

Au cours de l’année 2018, uniquement 19 employeurs ont offert du travail à des scaphandriers. Puisque les entreprises qui les embauchent oeuvrent dans plusieurs régions, 65% des scaphandriers ont réalisé des heures de travail dans une région différente de celle où ils habitent.

L’industrie de la construction compte en 2018 un seul scaphandrier salarié de plus en comparaison à l’année précédente.

Les scaphandriers peuvent gagner un salaire annuel moyen de près de 27 261 $. Par ailleurs, les travailleurs qui comptabilisent plus de 500 heures atteignent plutôt un salaire de 44 993 $.

6. Quel âge ont les scaphandriers ?

Les scaphandriers ont en moyenne 36 ans, soit un âge inférieur à l’âge moyen de l’ensemble des métiers de la construction.

Les travailleurs de moins de 30 ans représentent 33 % des travailleurs, tandis que ceux situés entre 30 et 54 ans représentent 60 %. On dénombre aussi 7 % des scaphandriers âgés de 55 ans ou plus.

7. Dans quelles régions travaillent les scaphandriers ?

Les scaphandriers doivent généralement se déplacer d’une région à l’autre (65 %) pour accomplir leur travail ce qui est nettement supérieur à la moyenne des travailleurs de la construction (16 %). Voici la répartition par région des salariés actifs en 2018 pour le métier de scaphandrier :

  • Abitibi‐​Témiscamingue : 0
  • Bas-Saint-Laurent–Gaspésie : 7
  • Côte‐​Nord : 5
  • Estrie : 6
  • Île de Montréal : 13
  • Laval‐​Laurentides‐​Lanaudière : 20
  • Mauricie–Bois-Francs : 4
  • Montérégie : 27
  • Outaouais : 1
  • Québec : 27
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean : 9
  • Extérieur et Baie‐​James : 8

8. Quelle est la cotisation syndicale des scaphandriers ?

À la CSD construction, les scaphandriers et schaphandrières paient une cotisation syndicale uniquement lorsqu’ils travaillent. Afin d’être équitable, la cotisation est proportionnelle au salaire gagné par la personne syndiquée.

La cotisation syndicale correspond à 50 % du taux horaire du travailleur, auquel s’ajoute 0,055 $ pour chaque heure travaillée.

Tant et aussi longtemps que le scaphandrier détient ses cartes de construction et son adhésion à la CSD Construction, il préserve l’entièreté de ses droits auprès du syndicat. Après une période de 24 mois, un membre qui n’a pas payé de cotisation syndicale garde tout de même tous ses privilèges, sauf celui d’une représentation auprès de la CNESST.



salaire Moyen

Pour consulter les salaires moyens selon votre expérience visitez le site de la CCQ



CONTINGENTÉ OU EN Emploi en forte hausse RECHERCHE DE MAIN D’ŒUVRE (PERSPECTIVES 2016 À 2019)



régions les plus en demande

70% des travailleurs ont à se déplacer dans une région autre que la leur.



SECTEUR PRINCIPAL D’ACTIVITÉ

Génie civil



taux de placement des diplômés

77,6%



aptitudes recherchées

Esprit d’analyse


Forme physique


Géologie-physique-chimie


Polyvalence


Travail en plein air


Travail en régions éloignées


Travail sous pression