Signez la pétition: modifications à la loi R-20 pour l’ajout de clauses sur les briseurs de grève et la rétroactivité


L’Alliance syn­di­cale, dont fait par­tie la CSD Con­struc­tion, demande au gou­verne­ment d’inclure des dis­po­si­tions con­tre les briseurs de grève et le droit pour les syn­di­cats de négoci­er des aug­men­ta­tions de salaire rétroac­tives dans les con­ven­tions col­lec­tives. Ces deman­des se basent sur ce qui existe déjà dans la loi qui régit les rela­tions de tra­vail pour les autres syn­diqués au Québec, le Code du tra­vail.

Les syn­di­cats de la con­struc­tion esti­ment qu’il est injuste que les tra­vailleuses et les tra­vailleurs de la con­struc­tion ne soient pas traités de la même manière que les autres syn­diqués québé­cois.

Vos con­seillers par­cour­ront les chantiers au cours des prochaines semaines pour recueil­lir votre sig­na­ture et pour vous remet­tre un auto­col­lant de l’Alliance syn­di­cale. N’hésitez pas à les con­tac­ter pour qu’ils vien­nent vous vis­iter sur votre chantier.

Texte de la péti­tion :

MODIFICATIONS ÀLA LOI R-20 POUR L’AJOUT DE CLAUSES SUR LES BRISEURS DE GRÈVE ET LA RÉTROACTIVITÉ
CONSIDÉRANT QUE la Loi sur les rela­tions du tra­vail dans l’industrie de la con­struc­tion ne per­met pas de négoci­er de claus­es rétroac­tives à la sig­na­ture de la con­ven­tion col­lec­tive ;

CONSIDÉRANT QUE l’absence de mesures rétroac­tives crée une dynamique où les asso­ci­a­tions patronales n’ont pas intérêt à régler rapi­de­ment une négo­ci­a­tion de con­ven­tion col­lec­tive avant la men­ace d’un con­flit de tra­vail ;

CONSIDÉRANT QUE les tra­vailleurs auraient pu obtenir 100 mil­lions $ de plus en 2013–2014 si les aug­men­ta­tions de salaires négo­ciées avaient pu être appliquées rétroac­tive­ment ;

CONSIDÉRANT QUE la Loi sur les rela­tions du tra­vail dans l’industrie de la con­struc­tion ne prévoit pas de mesures anti-briseurs de grève ;

CONSIDÉRANT QUE l’absence de mesures anti-briseurs de grève crée des ten­sions entre les tra­vailleurs lors des con­flits de tra­vail ;

CONSIDÉRANT QUE des mesures anti-briseurs de grève sont inscrites dans le Code du tra­vail depuis 1977 ;

CONSIDÉRANT QUE des claus­es rétroac­tives et des dis­po­si­tions anti-briseurs de grève apporteraient plus d’équilibre dans le rap­port de force entre les asso­ci­a­tions patronales et syn­di­cales ;

Nous, sous­signés, deman­dons au gou­verne­ment du Québec qu’il mod­i­fie la Loi sur les rela­tions du tra­vail, la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et la ges­tion de la main-d’oeuvre dans l’industrie de la con­struc­tion pour :

• Inclure des dis­po­si­tions anti-briseurs de grève dans l’industrie de la con­struc­tion ;

• Per­me­t­tre la négo­ci­a­tion de claus­es rétroac­tives dans les con­ven­tions col­lec­tives
de l’industrie de la con­struc­tion.